Pastilles de soupape de grande épaisseur

Dans certaines situations, celui qui remonte un moteur se retrouve très ennuyé. Le constructeur ne peut pas lui fournir de pastilles de réglages de soupape plus grandes que généralement 3 ou 3,5 mm.
L’atelier ayant été confronté au problème, une méthode de fabrication de pastilles de soupape de forte épaisseur a été développée. La technique est très artisanale et les prix hélas s’en ressentent. Cependant, c’est une solution de sauvetage qui a donné satisfaction techniquement. Personne n’est venu se plaindre de l’explosion d’une pastille Jeomauto.

Avec pour exemple des pastilles de Ø 25, voici les différentes phases du processus.

Tout commence par le sciage des premières ébauches. La barre de matière première désignée par la flèche rouge est débitée en tranches.
Dans certains cas, il a déjà fallu réduire le diamètre de la barre de matière première, par exemple de 8 mm à 7,48.

A ce stade, les tranches font environ 0,8 mm de plus que la pastille finie qui en sortira.

Suite et fin du processus d’ébauche avec le dressage des faces sur ce tour équipé pour la circonstance de mors doux.

Gros plan sur les mors doux et désignée par la flèche rouge, la pointe de l’outil qui va venir usiner la face, marquée « 37 » sur la photo.

A gauche, une ébauche dont les faces ont été dressées au tour, à droite une pastille juste après le sciage. La cote de la pastille à la sortie du tournage est d’environ 0,2 mm plus grande que la pièce qui  finira dans un moteur.

Ce panier contient les ébauches aux faces dressées, en vue du traitement thermique (trempe + revenu).

Chauffe à environ 870°, contrôlés par un thermomètre dont on voit la sonde à travers la porte du four (flèche rouge).

Trempe à l’huile qui donne une très grande dureté au métal des pastilles.

On fait ensuite un second traitement thermique qui est le « revenu », ceci pour « adoucir » les effets de la trempe qui a rendu le métal très dur mais aussi cassant. Le revenu consiste à chauffer et refroidir à l’huile une nouvelle fois. La température de chauffe est toutefois beaucoup moins élevée.
Après trempe et revenu, le métal va beaucoup mieux encaisser les chocs tout en résistant à l’usure du frottement contre les cames. Pour le connaisseurs, la dureté est d’environ HV 700.

La mise à la cote finale se fait sur cette petite rectifieuse. Le métal est devenu tellement dur qu’il ne peut être attaqué qu’à la meule. Et la meule, ça ne va pas vite, 0,025 mm au mieux à chaque passage.

La meule en action et même en version « avec étincelles », mais photo floue.

Contrôles de l’épaisseur au fil de la rectification.

Des pastilles finies prêtes à être montées.

Grille de tarifs, prix pour une pastille. Délai de fabrication d’environ une semaine.

 

 

 

Mots clés

 

Pas de vis foiré

Carter cassé

Taraudage arraché

Soudure carter moteur

Soudure carter boite vitesses

Soudure alu

Soudure TIG

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Soudure carter boite VW

Fraisage carter

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Perçage

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Pastilles soupape

 

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