2024/09 Reprise d’une réparation sur un bouchon de vidange

A la suite d’un « pas de vis foiré » (qui s’appelle en réalité « taraudage arraché ») sur un bouchon de vidange, le propriétaire a « bénéficié » d’une réparation mal faite.
Rien à dire sur le taraudage en lui-même qui est propre.

Problème, ce nouveau taraudage n’a pas été fait bien perpendiculairement à la face d’appui du bouchon, d’où une étanchéité défectueuse. On voit bien sur la photo ci-dessous que le bouchon n’appuie pas correctement sur le joint.

La réparation précédente a agrandi le diamètre du bouchon. En agrandissant une nouvelle fois, il ne resterait plus beaucoup de matière du carter d’origine. On se propose donc de remettre de l’aluminium dans la zone et de refaire le taraudage au diamètre du bouchon d’origine.

Pour ça, on va lui souder une douille en alu sensiblement de la même nuance que celui du carter, après avoir percé généreusement le carter. Le perçage va s’effectuer sur la fraiseuse ci-dessous.

L’installation de la pièce est faite de telle façon qu’on puisse la remettre exactement au même endroit. Mission confiée à l’équerre orange qu’on aperçoit.

Le perçage effectué.

On change de machine pour utiliser un tour.

Le bout d’aluminium rond désigné par la flèche va être mis au diamètre du trou dans le carter et muni d’une collerette qui servira de butée.

La douille terminée.

La douille en place dans le carter, tout a été poncé avant la soudure qui va suivre dans les cinq minutes.

Pré-chauffage du carter, puis soudure de la douille.

Retour sur la fraiseuse, comme on l’a dit exactement au même endroit que précédemment. Cette fois, on perce beaucoup plus petit, au « diamètre de taraudage ».

Taraudage, en guidant le taraud avec une pointe qui a pris la place du forêt. C’est probablement en ne prenant pas ce genre de précautions que le réparateur précédent a exécuté son taraudage qui a fini mal, c’est-à-dire pas perpendiculaire au plan de joint du bouchon.

Nouveau changement d’outil, on installe une fraise pour dresser le plan de joint. Ainsi, on est sûr de sa bonne perpendicularité par rapport à l’axe du taraudage. Là, on est quand-même dans le « ceinture et bretelles ».

Le bouchon en place, à comparer avec la deuxième photo présentée plus haut.

Pour être sûr de la bonne étanchéité, on va la contrôler. Pour ce faire, on peint la zone avec du « blanc de Meudon », une espèce de pâte très liquide qui en séchant dépose une couche plâtreuse.

Ensuite, on remplit avec un liquide très fluide, dans le cas présent du pétrole.

Le contrôle est simple, s’il y a fuite la craie va s’humidifier immédiatement et montrer le défaut.
Pour notre affaire, tout va bien. Au moment de cette photo, le pétrole est encore présent à l’intérieur du carter.

C’est tout pour aujourd’hui.

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