Cassée ou simplement déraillée, une chaîne peut produire ce genre de malheur. Le trou désigné par la flèche correspond à un bossage qui reçoit une des vis de fixation du carter de pignon de sortie de boîte.

Le morceau cassé et à ressouder a heureusement été récupéré, le voici. On aurait pu aussi faire sans, mais c’est plus compliqué.

Pour effectuer cette soudure, il va falloir coucher la moto. Il vaut donc mieux retirer le réservoir.
Pour souder au TIG qui produit sa chaleur par un arc électrique, on va disposer une pince de masse sur le cadre. De l’électricité va circuler dans le cadre. Sur le cadre, sont fixés divers boîtier électronique dont celui de gestion de l’injection. Or, ces choses chères peuvent ne pas aimer du tout qu’il circule près d’elles de l’électricité pour souder. Il va donc falloir prendre la précaution de les déconnecter.
Le travail commence donc par un déshabillage en règle. Avec mille précautions pour ne pas casser une petite patte cachée d’un plastique de carénage. Sans documentation technique, c’est tout à fait charmant à faire.

Le fameux boîtier d’injection déconnecté.

Au passage, on déconnectera également la batterie et divers éléments comme les capteurs de PMH, de position papillon, etc.

La moto couchée, pour deux bonnes raisons :
- que l’huile du moteur soit éloignée de la zone à souder ;
- que la soudure effectuée à l’horizontale soit plus facile et donc de meilleur qualité.

Le bossage ressoudé. Et comme aurait pu dire la doc’ technique absente : « remontage, procéder à l’inverse du démontage ».

