2021/08 Projet Yamaha « R5 » (vidéo en fin d’article)

Celle-là, vous ne la trouverez pas au catalogue Yamaha. J’annonce bitza (expression qui parle aux anciens, mais encore aux jeunes ? ).
Il s’agit d’une partie-cycle de Yamaha R6 de 2007 dans laquelle va être installé un moteur 500 V4 2 temps piqué lui sur une RD/LC (1985 environ).
Dès la première mise en présence des deux promis, on sait qu’il va falloir découper (traits jaunes).

Au niveau du couvercle d’embrayage, grosse encoche à prévoir. Le cadre d’origine de la RD/LC est incliné vers l’arrière à ce niveau. Du coup, ça ne va pas du tout.

Premières découpes effectuées et moteur mis en place un peu moins sommairement. Le début d’une longue série de montages et démontages. Heureusement qu’il n’y a que l’essentiel, déjà que sans les vilos et la boîte il est bien lourd.
La règle en alu fixée sur la couronne donne la ligne de chaîne. En dessous, un profilé d’acier pris sur les axes de roue et de bras oscillant. Tout à l’avant, une pointe percée à l’endroit où se trouvait le pignon de sortie de boîte sur la R6 donneuse. Il s’agit de remettre cet axe exactement au même endroit pour éviter au maximum de foutre un beau bordel dans la suspension arrière. Au maximum parce qu’idéalement il faudrait tenir compte du centre de gravité des deux motos.

Tracé pour affiner les premières découpes sommaires. Et que je te redépose le moteur !

On passe à un positionnement beaucoup plus fin, moins que millimétrique pour tout dire. Ce, grâce aux vérins sur les quels est posé le vé. En vissant ou dévissant, on fait varier la hauteur de l’appui. Le système étant présent à droite et à gauche, on peut caler le moteur pile verticalement. C’est le plan de la roue arrière qui sert de référence et un niveau électronique permet de reporter la verticale, même si elle n’en est pas vraiment une.
Désolé d’être aussi long dans l’explication, mais pas de photo (oublié !).

Moteur de nouveau déposé, les zones qui recevront les nouvelles pattes arrière sont prêtes.

Exécution en fraisage des pattes arrière inférieures.

Repose du moteur en mode « calage fin » avec le niveau et tout le toutim puis pointage des pattes sur le cadre.

Vue de la zone qui va recevoir les pattes arrière supérieures. On ne peut pas passer un axe latéralement. Sauf à faire un gros trou dans le montant gauche du cadre.

Du coup, les pattes sont en partie démontables. Il faut penser à glisser l’axe avant d’engager le moteur. Ensuite la partie mobile des pattes est boulonnée sur la partie fixe, soudée elle au cadre.

Re-dépose du moteur (tiens donc !) et tracé puis découpe de l’embrèvement pour le couvercle d’embrayage.

Découpe et formage des diverses tôles qui vont boucher les divers trous. Ensuite, soudure de tous ces morceaux, en finissant au passage les soudures des pattes moteur qui ne tenaient que par quelques points.

On continue avec les berceaux, démontables. Au départ, deux morceaux de profilés carrés et droits.

Premier cintrage à l’arrière du futur berceau.

Découpe d’un gabarit prévu pour que le tube passe entre les carbus et le radiateur. IL n’y a pas un jeu énorme mais suffisant.

Quand on ne dispose pas d’une cintreuse, il faut s’adapter.

Les résultats.

Tournage d’une douille et d’une rondelle pour renforcer la zone qui recevra l’axe moteur.

Soudure de ces pièces sur le berceau, puis ponçage des appuis.

La journée n’étant pas terminée, réalisation et soudure d’un bouchon sur le passage d’un axe moteur du châssis R6.

Pour l’heure, les berceaux ne sont pas attachés au cadre. Nous allons y pourvoir comme suit, ça se passe dans ce secteur pour commencer.

Les voilà, les pièces qui permettront de démonter les berceaux pour déposer le moteur.

Visualisez vous mieux ainsi ? Notez l’utilisation du logiciel de dessin « Papia 0.0 ».

Découpe des morceaux bruts dans lesquels seront taillés les pièces définitives.

Deux images prises lors du fraisage de la partie qui sera soudée au cadre. Plutôt sur la fin de l’usinage de la pièces.

La pièce de gauche sera emmanchée dans le berceau avant d’y être soudée. La pièce de droite sera soudée en bas à gauche du cadre.

A gauche une pièce liée au berceau, à droite les deux assemblées par vis.

Mise en place sur le cadre avant exécution de quelques points de soudure pour que ça reste en place.

Ici, la partie qui sera à l’arrière droit du cadre. Réalisation un peu différente car une autre patte gêne. Les taraudages font une profondeur égale à 3 fois le diamètre de la vis, comme il est de règle en mécanique générale pour l’aluminium.

Basculements dans diverses positions pour réaliser le plus possible de cordons de soudure avant de ressortir le moteur pour accéder partout et les terminer.

Partie supérieure des berceaux dont il va s’agir d’assurer une liaison démontable avec le cadre.

Pièces un peu compliquées donc ré-utilisation de Papia 0.0, surtout pour y consigner des cotes cohérentes.

De la théorie à la pratique.

La pièce fixe sur le cadre va venir en gros comme ceci.

Problème, le plan de l’extérieur du carré n’est pas dans le même que l’extérieur du cadre. Il faudrait vriller le profilé, ce qui n’est pas bien possible.
On va donc faire la pièce qui va venir au sommet du berceau avec ce vrillage.

Des pièces de fraisage commencent très souvent par un « cubage » : usiner des blocs aux faces bien parallèles et perpendiculaires entre elles.

Exécution des tenons qui se positionnent sur les parties fixes.

Exécution de la “partie vrillage”.

Travaux d’ajustage sur le cadre pour recevoir les parties fixes de liaison des berceaux.

Positionnement

Pointage.

Exécution d’un arrondi pour l’esthétique et exécution complète des soudures.

Vue plus large avec les deux fixations de berceaux soudées complètement.

Dernière ligne droite, reboucher les trous comme celui-ci.

Un gabarit papier selon la forme à boucher.

Report sur une plaque de tôle de 5083 épaisseur 4 mm.

Le flan découpé.

Mise en forme de l’arrondi, approximatif dans un premier temps, ce sera affiné après les premiers points de soudure.

Mêmes techniques pour les autres points à reboucher.

Ici un renfort qui sera soudé à l’intérieur autour du palier de bras oscillant pour compenser la découpe du couvercle d’embrayage.

Pointage et finition de l’arrondi.

Pointage de la plaque renfort puis soudure complète.

Bouchage du dessous du longeron, là où se trouvait la fixation moteur d’origine.

La partie Jeomauto est terminée. Le propriétaire a envoyé des photos de la suite et il reste du travail !

Le même projet décrit en version vidéo :

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