L’atelier est souvent saisi de demandes pour des disques de frein sur mesure. Tailler un morceau d’inox comme le font les industriels reviendrait à une fortune quand on ne dispose pas de moyens comme de la découpe laser. En revanche, choisir un disque existant dans le catalogue France Equipement et réaliser une « frette d’adaptation » (que nos amis de l’automobile appellent « bol de frein ») permet des fantaisies.
Exemples et explications sur le processus de réalisation.
Ici, une 125 CRM sur laquelle le propriétaire voulait un disque de 300 mm, qui bien sûr n’existe pas.

Le résultat après réalisation d’une frette permettant d’adapter un disque prévu normalement pour une BMW sur le moyeu Honda.

En haut, le disque d’origine de la 125 et son remplaçant choisi par le propriétaire. En bas, un camembert d’aluminium « aviation » de la meilleure qualité (Fortal), qui va devenir la frette.

Mise en place pour les opérations de tournage du bloc de matière première.

Dressage d’une première face, suivi de l’ébauche du diamètre qui se centrera sur le moyeu ainsi que de l’épaulement qui supportera le disque.

Retournement de la pièce en contrôlant la géométrie du montage.

Usinage de la face interne de la frette.

Finition du diamètre de centrage sur le moyeu.

Réalisation d’un centreur pour mise en place de la pièce tournée sur fraiseuse.

Exécution des différents perçages en fonction des cotes mesurées sur le disque d’origine et son remplaçant de grand diamètre.

La frette « 125 CRM Super Motard » terminée.

Autre exemple avec un disque arrière introuvable, cette fois avec la version de frette la plus simple, donc la plus économique. A gauche, le disque d’origine usé, à droite son remplaçant et le morceau de métal brut.

La frette qui adapte le disque du bon diamètre extérieur sur le moyeu particulier de la moto.

Le tout assemblé, côtés pile et face.

Autre exemple déporté cette fois et en ayant poussé un peu plus loin l’allègement, ce qui allège également le compte en banque du commanditaire.

La version la plus élaborée qui soit sortie de l’atelier : déport cônique, allègement maximal et empreintes pour disque flottant.

A gauche sur la photo un disque monobloc inox, à remplacer par un disque de 330 mm flottant. Entre les deux une des entretoises d’adaptation réalisées (montage double disque).

L’entretoise seule avec ses lamages partiels pour passer les têtes de vis.










Bonjour serait il possible pour vous de fabriquer un disque en 300 plein pour par la suite faire découper le disque pour inscrire le marque de la moto ?
A voir, merci de me contacter par : jeomauto@gmail.com
Excellent travail, je recommande vivement et sans restriction JEOMAUTO. Un travail à l’ancienne qui est toujours très plaisant à regarder surtout les phases de fabrication. Vous avez un souci mécanique, JEOMAUTO étudie votre problème et trouver une solution qui vous soumet et en plus il détaille le temps de chaque phase de conception. Le prix est très raisonnable et sans fausse note. JEOMAUTO est à consommer sans modération et ravira votre porte monnaie car la qualité sera toujours au rendez-vous. Alors foncer sans hésitation.
salut ! tres beau boulot. je taffe actuellement pour un projet formula student et on veut faire des disques flottants maison. j’aurais aimé savoir ce que t’avais mis ou ce que tu recommandes pour les ajustements des frettes, pcq le flottant impose un tres tres leger jeu et j’aurais besoin de pouvoir l’estimer.
merci beaucoup !
Bonjour,
Il suffit de mesurer sur un disque existant, il y en a plein sur les motos. Je pense que le jeu entre disque et frette doit être de maxi 0,5 mm. Au passage, mesurer aussi le jeu entre les « bobines » ou « oeillets » et leur logement.