Ce support d’alternateur appartient à une Ford Mustang des années 60. Inutile de dire que la pièce est introuvable. Là, il est cassé en deux. Une bonne occasion de montrer la réalisation d’une soudure « dans la pleine épaisseur du métal ».

Première opération : polissage. On ne se voit pas dedans, mais la couche extérieure d’alumine est retirée pour ne pas polluer la soudure à venir.

La première soudure sera effectuée ici. Le travail de préparation suivant consiste à creuser le métal jusqu’à la moitié de son épaisseur.

Les morceaux à assembler sont fixés sur une plaque d’acier (flèche) qui les tiendra en place bien alignés pendant les soudures.

Pré-chauffage de la zone à souder. Cette précaution facilite la « prise » de la soudure et répartit les contraintes thermiques sur un plus grand volume, ce qui diminue les déformations.

Réalisation d’une première passe, bien au fond du chanfrein montré plus haut.

Seconde passe de soudure, à ce stade la moitié de l’épaisseur de la patte est reconstituée.

Suites, du même côté et le long de la même ligne de cassure.

Sur le côté opposé, la cassure est toujours visible.

Même principe de creusement, cette fois directement sur toute la longueur et surtout jusqu’au niveau de la soudure déjà effectuée par l’autre face.

De nouveau, soudure en deux cordons successifs. A la fin du second, les deux côtés sont reliés par de l’aluminium, comme si la pièce n’avait jamais cassé. Elle est soudée « en pleine épaisseur ».

Inévitablement, la soudure sur aluminium laisse un gros cordon. Même un soudeur d’élite qui travaille pour Airbus ou la Nasa fait un gros cordon. Mais après un léger meulage, on ne voit plus de gros cordon.




