Dans le cas présent, son propriétaire l’utilise au très long cours, comme ça :

Dans ses expériences précédentes qui l’ont mené loin de notre doulce France, jusqu’au Tadjikistan, Turkménistan et autre mais imaginaire « Boukistan », il a dû avoir parfois recours à des soudeurs locaux. Cadre ou boucle arrière cassés ont enrichi l’économie locale du passage de notre aventurier. En somme, les voyages forment la jeunesse mais déforment aussi les motos.
Prévenir valant mieux que guérir, l’intrépide prudent a commencé par pousser un voyage en la terre d’Arnouville. Son cadre est arrivé à l’atelier avec des renforts découpés industriellement qui restaient à souder.

Le tout assorti d’une notice moins bien fichue que celles d’Ikéa mais qui présente le résultat à obtenir.

Au boulot, avec la présentation sur le cadre du premier renfort … qui ne joint pas vraiment bien.

Deux presses en place, une bonne chauffe au chalumeau et le renfort épouse la forme du tube de l’épine dorsale.

La plaque de renfort est ensuite pointée en alternant les soudures avant/arrière et gauche/droite pour répartir les contraintes.

Les cordons continus sont ensuite réalisés de même et surtout pas d’une traite.

Une vue prise lors de la mise en place des renforts entre le tube principal et les tubes secondaires de l’épine dorsale.

Les pattes de fixation des accessoires électriques et du réservoir qui avaient été coupées pour le passage des renforts sont ressoudées aux emplacement d’origine.

Les renforts autour de l’axe de bras oscillant sont plats. Le cadre est courbe dans cette zone. Pointage en place puis chalumeau pour rapprocher les points de vue.

La même zone après mise en forme et pointage de la plaque.

Toujours dans un souci de prévention des ennuis, il est prévu d’équiper directement la moto de deux bobines d’allumage. Problème, il n’y a qu’une patte de support à l’origine. Taille d’un gabarit en carton pour réaliser une patte symétrique à l’existante.

A gauche le gabarit, à droite la pièce en acier qui en est la copie.

Avec les deux bobines montées.

Ici la fixation avant du réservoir qui ne passe plus entre les renforts soudés derrière la colonne de direction.

Les deux tôles de renfort sont écartées (sous le tube horizontal), le réservoir peut prendre place.

La boucle arrière de la R80GS telle que presque à l’origine. On distingue des réparations sur les goussets.

Après un démontage « façon Mac Do de Millau », les petites tôles goussets minables sont remplacées avantageusement par du profilé en « U ».

Dans la main de votre serviteur, le gousset d’origine, sur la boucle le renfort maison.

La boucle arrière renforcée vue de profil.

Une fois munie de quelques menus accessoires tels que moteur, roues et suspensions, cette moto ne va pas résister longtemps à l’appel des grands et lointains espaces.





Bonjour
J’ai une r80g/s démontée en attendant d’en faire une moto dans le me esprit
Mais j’ai aussi un soudeur tig et chaudronnier dans ma petite entreprise
Donc je serai intéressé de savoir où vous avez eu ce kit de renforcement du châssis
Merci
Hubert
Bonsoir,
Les pièces de ce kit m’ont été fournies par le propriétaire/client. Je crois savoir qu’il a acheté ça en Allemagne ou aux Pays-Bas.
Attention, les pièces sont plates et il y a un peu de mise en forme. Rien qui n’effraiera votre chaudronnier toutefois.
Bien à vous.
Bonsoir
Avez-vous conservé la notice de montage ?
Pouvez vous me la scanner ou en faire une copie ?
Merci
Huby
Désolé, je n’ai jamais eu un tel document. Pas très utile d’ailleurs.